Ascension à 3099m, deux jours d’escaliers : c’est le Mont Emei

6 Commentaires
 25 Juin 2014   PUBLIÉ PAR Charlène

Nous quittons Chengdu et ses pandas pour rejoindre le Mont Emei, l’une des quatre montagnes sacrées bouddhiques de Chine.

Le Mont Emei

Pour cela nous allons à la gare routière de la ville et nous demandons d’aller à Emeishan. D’Emeishan nous prenons un bus de ville pour arriver à Baoguo, qui se situe au pied de la montagne où on retrouve les hôtels et les auberges de jeunesse.

Nous irons à l’une des plus célèbres prisées par les backpapers. L’accueil est sympathique et fournit quelques aides pour visiter le Mont. La gérante nous a donné les détails de l’ascension, le nombre de jours, où dormir, le prix, une carte touristique…

Teddy Bear guesthouseMont emei carte

En bas de la montagne

Il y a plusieurs manières de visiter cette montagne sacrée. Tout d’abord en bus qui amène très près du haut de la montagne ou alors effectuer la montée à pied, à l’aide des innombrables marches. Bien sur nous choisirons la version sportive. Pour l’occasion on se déleste de tout ce qu’on peut, que nous laissons à l’accueil de l’auberge de jeunesse et nous ne prenons que le sac de Fabien. Selon la gérante il faut trois jours et deux nuits pour monter et une journée pour descendre.

Déjà trouver l’entrée de la montagne n’est pas simple du tout et ça ne sera pas la première fois que nous aurons ce problème. Ce n’est pas bien indiqué et c’est surtout en suivant vaguement les gens que nous trouvons. On passera sous silence le détour de plus de 30min dans une voie sans issue où était célébré un enterrement.

1er essai d’ascension

Bref, une fois l’entrée trouvée nous y allons pour voir le prix. Il faut préciser que le mont est classé UNESCO et coûte 180 yuans par personne et notre budget pour deux par jour est de 130 yuans. Alors pour éviter ce coût exorbitant nous tentons de passer par la montagne et des chemins détournés. Autant au début nous suivons un sentier bien dessiné, autant 1h plus tard nous faisons carrément de l’escalade sans s’en rendre compte. 3h plus tard nous sommes 150 m après le guichet et totalement sur les rotules et de la boue partout. Et nous n’avons pas encore commencé l’ascension.

La montée s’effectue d’escaliers ainsi que de zone planes au début du périple, comme plus bas le chemin en montagne n’est pas très intuitif et nous sommes obligés de demander constamment notre chemin. Des fois on rejoint des portions de routes et d’autres on passe derrière des maisons mais nous continuons à avancer malgré le retard de 3 h que nous avons pris. Jusqu’à arriver à un office de contrôle. Qui malheureusement nous demandera nos billets d’entrée et dans le cas où nous les avons pas nous devons les repayer. On est abasourdi, on rebrousse chemin c’est presque le soir, nous décidons plutôt de rentrer à l’auberge, nous nettoyer et nous reposer et recommencer le lendemain.

2ème essai

Cette fois-ci nous payons l’entrée et ce qui nous avait pris 3h la dernière fois nous prend 5 min. Nous arrivons à l’office nous montrons nos tickets et avançons dans la partie inconnu.

Plus loin sur le chemin il y a une réserve naturelle de singes, mais nous n’avons pas du tout aimé. A la différence du centre de recherche des pandas géant, les singes sont en liberté et des gardiens sont là pour éloigner les singes. La zone est constituée de ponts qui traversent la vallée, un peu avant d’arrivée il est possible d’acheter des graines de maïs pour nourrir les singes. Les animaux sont donc habitués à ce que les marcheurs aient un petit cadeau pour eux et ils le veulent. Les singes sont donc agressifs, les gardiens les frappes avec des bâtons pour les éloigner ce qui les rend encore plus agressifs. Il n’est pas rare qu’un singe montre les dents voire mordent.

Les singes de la vallée du Mont EmeiLes singes de la vallée du Mont EmeiLes singes de la vallée du Mont Emei

Et les dresseurs ne sont pas très serviables, ils vous forcent à avancer et ne pas rester longtemps au même endroit quitte à vous pousser. Cette partie n’était pas très sympathique, mais heureusement en avançant on se retrouve tranquille et seul, et les singes sont moins nerveux. Ce qui permet d’en profiter pour les admirer à distance. Plus on avance et on plus on est seul, ce qui est compréhensible, tous les touristes préfèrent en général prendre le bus pour arriver non loin du sommet.

Nuit dans un monastère

Tout le long du chemin si vous avez soif on trouve des petites échoppes qui vendent boisson et mignardises, mais attention le prix n’est pas donné. Notre première journée nous avons eu un temps magnifique et sans se rendre compte nous avons même dépassé le monastère que nous avez conseillé la gérante à mi-parcours, heureusement pour nous il y avait un plus loin. Le monastère est très petit et dénombre que 2 ou 3 moines. Pas vraiment une retraite spirituelle, plutôt un mini hôtel gouvernemental en flanc de montagne.

Monastère monastère

Nous prenons la nuit la moins chère qui est en dortoir non mixte et le repas du soir. Qui nous fait un bien fou, car le soir tombe rapidement et nous sommes gelés et le repas chaud et copieux, bien que simple avec riz à volonté, nous requinque. Et nous y aurons droit le matin aussi alors que erreur de notre part nous n’avons pas payé pour ce repas mais le moine nous l’offrira.

Le sommet

Pour cette deuxième et dernière journée d’ascension nous aurons un temps exécrable, continuellement dans les nuages il faudra sortir l’imperméable et supporter la traversée des nuages, car nous sommes déjà haut en altitude.

On arrive à la zone d’arrivée des bus, où les touristes, après être aller faire un tour dans la réserve de singes en bas, prennent le bus pour atteindre le dernier pic de 500m avant le temple d’or et de cuivre. Et encore ils ne sont pas obligés de faire les derniers 500m, ils ont à disposition un téléphérique qui les amènent directement en haut de la montagne.

Encore une fois nous sommes atterré par le syndrome « vache à lait » de la Chine. C’est un site classé UNESCO et une montagne sacrée mais on vend de tout et n’importe quoi, il y a une ligne de bus, un téléphérique, une seconde petite réserve de singe pour le cas où les gens n’auront pas été à celle du bas et tant d’autres choses. Encore une fois on sent la facilité, venir en haut de la montagne voir le temple, faire sa photo, voir des animaux et repartir : en Chine il faut en avoir plein les yeux et pour son argent.

Donc nous prenons l’escalier pour arriver finalement en haut de la montagne et voir l’escalier monumental comportant de part et d’autre des statues d’éléphant blanc. En haut, une statue dorée représentant une déesse à multiples têtes sur trois éléphants se situe au milieu d’une place autour des temples, monastères et bien sur des boutiques. Malheureusement pour nous, nous arrivons en plein brouillard et nous distinguons vaguement la statue qui n’est pourtant qu’à quelques mètres. Donc pas de mer de nuages, on a la tête dedans depuis qu’on s’est levé.

Le sommetLe sommet

Et nous avons aussi la surprenante découverte lors de nos derniers mètres de trouver de la neige ! Et c’est pour ça que munis de pull et de t-shirt nous ne resterons peu de temps en haut après notre éprouvante ascension. Et nous entreprenons la descente. Nous profitons de la zone des bus pour en prendre un qui nous ramène directement à la bourgade de Baoguo.

Dernière ligne droite

Nous ne resterons pas longtemps ensuite après avoir passé la nuit nous irons de suite à la gare routière pour prendre un bus en direction du Laos, le temps défile ainsi que la date de notre visa et nous devons quitter le pays sous peu et plus le temps de faire du stop. Nous arrivons à trouver un bus pour Kunming. Où nous ne passerons même pas la nuit car on enchaîne avec un bus couchette pour la première ville après la frontière : Louang Namta.

Le mont Emei était magnifique, épuisant mais vraiment magnifique, on recommande clairement l’ascension par les escaliers, de prendre son temps, admirer les paysages à couper le souffle. Se retrouver seul au milieu des montagnes vierges la tête dans les nuages est une sensation incroyable ! Et cerise sur le gâteau atteindre le sommet avec le temple et la statue donnent toute son importance après l’effort, nous restons persuadé qu’on apprécie bien plus le sommet après ces 2 jours d’effort. Le négatif est le traitement que donne les Chinois à leur lieu saint et donne une forme d’irrespect. Dernière chose à savoir avant de s’attaquer à cette montagne, il faut aimer les escaliers, on part de 500m d’altitudes jusqu’à 3099m, sans oublier les changements de cols, les traversées de vallées. Et on dénombre au moins 3 cols. Tout ça uniquement avec des escaliers.

Bon courage ! Mais ça vaut le coup.

Prochainement nous changeons de planète pour le Laos. Notre coup de cœur.

Informations complémentaires
Nous avons logé à l’auberge Teddy bear hôtel. Il faut se méfier des nombreux taxis qui vous proposent d’aller au teddy bear et finalement vous redirige dans un autre hôtel où ils bénéficient d’une commission lorsqu’ils amènent des touristes.

Adresse : NO.43 Rd, Baoguo, Emei, Chine
Nous avons déboursé 80 yuans à deux pour un dortoir. Mais les salles de bain en dortoir ont été beaucoup critiquées, fuite d’eau, vitre manquante d’une douche. A part l’inondation nous avons été content de l’auberge. Nous avons même utilisé le restaurant qui n’est pas trop cher et fait de bon plats.

Le prix pour grimper au Mont Emei est de 180 yuans par personne. Ce qui vous autorise à un laissez-passer de 4 jours dans la montagne.

Mots clés utilisés pour trouver cet article

  • ascension mont emei

A propos de l'auteur

Charlène
Auteur du site voyage à 2 et passionnée de lecture Charlène n'en est pas moins une voyageuse. Elle commença à voyager avec son grand frère dans des pays tel que le Venezuela, la Jordanie, l'Égypte et d'autres... Avant de donner le virus à son compagnon : Fabien. Maintenant, elle effectue un tour du monde avec celui-ci et profite du site pour partager ses conseils et astuces sur le voyage à 2. Suivez-moi sur mon profil Google+

LAISSER UN COMMENTAIRE

CommentLuv badge

Commentaires Facebook

6 Commentaires

Pourtier
25 juin 2014 à 23 h 45 min


Trop violent pour moi mais de belles sensations pour vous deux. À bientôt de vous lire. Papa

    Meïssa
    23 juillet 2014 à 9 h 32 min


    Bonjour,
    Eh bien ouf est le premier mot qui m’est venue à l’esprit après avoir lu votre article. En effet, je suis actuellement en colonie (j’ai 17 ans) et nous venons tout juste de retrouver notre hôtel du Teddy Bear après cette éprouvante aventure qu’est le mont Emei. Contrairement à vous nous l’avons effectué en 3 jours et 2 nuits (dans des monastères) en marchant le dernier jour à partir de 3h du matin pour atteindre le sommet au lever du soleil. Heureusement pour nous le beau était au rendez vous et le paysage nous a littéralement coupé le souffle. Mis à part cette arrivée magnifique il est vrai que les réserves de singes sont assez flippantes et 3 fois au moins nous nous sommes retrouvés encerclé par des singes assez agressifs. De plus les touristes chinois qui ne marchent même pas le fin du parcours (bus et télésièges obligent) sont assez agaçants à occuper des places dans des monastères qui ne leurs sont pas réservé. Bref, ce fut une expérience forte pour moi qui ne suis pas du tout sportive et je la recommande vu le bonheur ressentit à l’arrivée. Merci pour votre article 🙂

Mathieu
13 août 2014 à 17 h 29 min


Je ne connaissais pas cette « attraction » de la Chine. Cela semble vraiment un beau périple à faire. J’adore le trek alors je mets le mont Emei sur ma liste des choses à faire

    Fabien
    28 août 2014 à 12 h 10 min


    Tu ne le regrettera pas c’est certain.

Alexandra
26 août 2014 à 10 h 46 min


2 jours d’escaliers ! Ouch, et vous avez compté les escaliers en montant ?! 😉

Piotr
18 septembre 2014 à 7 h 56 min


Ah les singes… quand tu es seul et qu’il y en a devant et derrière toi, tu utilises la techniques du petit papier vide 🙂 Pour les curieux, parait-il que c’est 60 000 marches. pas sur qu’il y en est autant mais il y en a suffisamment pour en avoir marre, c’est certain.