La France en stop : première expérience Landernau – Cuxac Cabardès

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 16 Jan 2013   PUBLIÉ PAR Charlène

Voici un résumé de notre traversée de la France en stop, notre première expérience à deux.

Départ pour la traversée de la France en stop : Landernau

Pour le réveillon du jour de l’an nous sommes partis au pays Breton, plus précisément à Landernau, chez un ami commun. Pour arriver à temps nous avons pris un avion Marseille – Brest le jour du 31 avec pour objectif de retourner chez nous en stop. Après une soirée arrosée et un jour de repos pour nous en remettre, munis de nos petits sacs à dos, le 2 janvier vers 14h nous avons commencé le périple. Notre ami nous amènera au rond-point à la sortie du village direction Quimper.

Après 5 minutes d’attente une première voiture s’arrête, avec à son bord un jeune homme qui veut bien nous avancer même si c’est juste au village prochain : Daoulas. Après dépôt des pauvres voyageurs on se retrouve sur la bretelle d’accès des voies rapides de Bretagne (précisons qu’il n’y a pas d’autoroute en Bretagne), nous avons attendu 20 minutes pour qu’un généreux trentenaire à la voiture encore en état de marche à notre plus grand étonnement (la mécanique est merveilleuse), nous embarque pour notre seconde étape au rond-point à l’entrée du village de Châteaulin.

On a pu constater l’efficacité du lieu lorsque quelques minutes suffisent pour qu’une autre voiture veuille nous amener directement à Lorient. C’était un couple quadragénaire très sympathique, avec qui nous sommes restés une bonne heure à discuter de voyages, du Couchsurfing dont ils étaient adeptes jusqu’à ce qu’ils fassent une mauvaise rencontre, et plein d’anecdotes de rencontres. Il est aisé de constater que les bretons sont très sympas et ne rechignent pas à prendre de malheureux auto-stoppeurs. Et une fois de plus nous quittons le confort de la voiture, cette fois-ci à Lorient et grâce au gentil détour qu’ils ont effectué pour nous déposer à un croisement plus propice au stop. Nous avons à peine le temps de lever les pouces qu’une autre voiture s’arrête. Avec à son bord un père et son fils en direction de Vannes. Ce papa est une personne qui dans sa jeunesse a pas mal vu de pays ou fait de stop et avec qui on peut discuter facilement. Le voyage se passe agréablement bien, nous expliquons notre objectif descendre la France en stop pour rentrer chez nous, un petit essai avant de partir pour un temps indéterminé sur la route sac à dos direction l’Est. Il nous dira que selon lui 80% des personnes rêvent de faire ce que l’on s’apprête à faire mais très rares sont ceux qui osent le faire. Avant de nous quitter il nous encouragera grandement dans la réalisation de notre projet un peu fou.

À Vannes entre deux voies d’insertion, l’attente prendra 30 min, et un homme pressé nous emporte à Nantes où il va prendre un avion le soir même. Il nous abandonnera au rond-point avant l’aéroport. Et malheureusement il nous sera impossible d’en décoller. La nuit tombant nous décidons de marcher vers l’aéroport ou nous comptons manger un morceau, n’ayant pas le choix le périphérique de Nantes nous entoure de partout. Tout compte fait nous décidons de passer la nuit à l’aéroport de Nantes couché sur des banquettes dans un hall bien chauffé que nous a indiqué un gardien de l’aéroport.

Jour 2

Le lendemain de retour sur notre rond-point après qu’un jeune conducteur nous y ait déposés nous y passons un long moment, indécis on marche un bout pour voir si on trouve peut-être un endroit plus efficace. Mais après quelques détours il n’y a vraiment rien de bien folichon donc par dépit on retourne à notre poste au rond-point. Quelques heures plus tard, un jeune couple s’immobilise et bien que n’allant pas dans notre direction nous emmène pour pouvoir nous débloquer, mais malheureusement ce fut une mauvaise idée, nous nous sommes retrouvés bien mal lotis au milieu de la bifurcation entre le périph et la voie rapide direction Bordeaux. Les voitures arrivent dans ce virage à près de 100 km/h et nous voient au dernier moment, rien de plus dangereux. Nous avons conclu qu’il nous fallait sortir de cet endroit aussi vite que possible et éviter autant que possible les grandes villes. Donc qu’une solution pour rejoindre des meilleures routes pour le stop: marcher !! Après 10 km de marche sur la route direction Niort un jeune militaire nous embarque. La discussion a été très succincte, juste quelques informations, ses habitudes de trajet (il faisait Lorient – Arcachon toutes les semaines) et quelques indications de route, 350 km et 3h30 plus tard il nous déposera sur une aire d’autoroute juste avant l’intersection Bordeaux – Toulouse et nous ne bougerons plus de la journée et passerons la nuit dans l’aire au magasin ouvert toute la nuit, dans un lieu chauffé sur des petits fauteuils.

France stopLe lendemain rebelote aucune voiture n’est partante pour nous prendre soit elles sont pleines soit elles vont au centre de Bordeaux. Alors on prend nos cliques et nos claques, on saute la barrière de l’aire et partons vers la départementale, en ayant pour objectif de contourner Bordeaux pour éviter la grosse ville, gardant un mauvais souvenir de Nantes. On marchera bien 10 km avant d’abandonner et de voir que même en levant nos pouces personne ne daigne nous jeter un regard sur ces petites routes d’Aquitaine. Nous prenons une ligne de bus qui dessert les villages et arrivons au bout de pénibles heures à Libourne. Et toujours bloqué dans cette situation on décide de prendre le train pour s’avancer toujours un peu plus direction Agen. On s’embarque sans ticket vers Bordeaux en première étape (nous rappelons qu’il est vivement conseillé de prendre son titre de transport lors d’un transport en commun). Puis une heure d’attente pour notre correspondance vers Agen. Nous sortons de la ville à pied puis recommençons le stop plus motivé que jamais après nos galères. Et voilà que le stop fonctionne de nouveau bien, de petits trajets en petits trajets nous arrivons à Valence d’Agen. Nous avons fait quelques courses puis en marchant dans le village nous avons repéré une amicale laïque en plein repas pour fêter la nouvelle année. Nous sommes rentrés pour demander un lieu où se reposer au chaud dans les environs, de fil en aiguille une adresse est venue, un villageois louant des bungalows voulait bien nous recueillir, et après marchandage pour diviser par deux le prix nous sommes restés pour la nuit à 15€ et nous avons enfin prix une douche (la seule somme hors budget de tout le trajet).

Jour 3 et arrivée

Le lendemain après un petit déjeuner offert la femme du gérant nous a ramenés au bord de la route pour continuer le stop. Un homme s’arrête, nous lui indiquons la route du prochain village et nous accepte. De conversations en conversations nous nous rendons compte que tout compte fait, son chemin concordait avec le nôtre en direction d’Albi. Nous avons une discussion sur la production du département qui est la culture de kiwis, des pommes et des pruneaux. On traverse les environs d’Albi à pied et arrivons au rond-point où on comptait commencer notre stop. Mais une voiture s’arrête et demande son chemin, et par un coup du hasard c’était pile notre destination, par dépit on leur demande si on peut venir bien qu’il soit chargé avec un petit garçon derrière sur un siège auto. Mais finalement ils acceptent et nous voilà avec un couple d’arméniens partant pour notre dernier trajet direction Cuxac Cabardès où la famille de Charlène passait le week-end chez son frère. Ils ont été très sympathiques, une bonne conduite malgré les virages dans la montagne. Donc après 3 jours et demi, 930 km nous sommes arrivés à destination. Pas du tout écœuré par notre périple et plus qu’impatient de repartir pour notre grand voyage.

De voiture en voiture on s’est rendu compte que les personnes qui nous prenaient avaient le goût du voyage en commun, soit dans leur jeunesse, soit dans leur présent. Et tous étaient d’accord pour dire que le voyage leur avait permis de voir le monde d’un autre œil, pas forcément par le biais des journaux et de la TV.

A propos de l'auteur

Charlène
Auteur du site voyage à 2 et passionnée de lecture Charlène n'en est pas moins une voyageuse. Elle commença à voyager avec son grand frère dans des pays tel que le Venezuela, la Jordanie, l'Égypte et d'autres... Avant de donner le virus à son compagnon : Fabien. Maintenant, elle effectue un tour du monde avec celui-ci et profite du site pour partager ses conseils et astuces sur le voyage à 2. Suivez-moi sur mon profil Google+

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2 Commentaires

Anaïs Coupiac
17 janvier 2013 à 10 h 35 min


Salut Chalène,

C’est vraiment super ce que tu fais, profites à fond et je ne manquerais pas de suivre ton sublime voyage.
J’ai vu que tu étais passée par Albi (ma nouvelle ville) en espérant que le peu que tu as vu, ca t’a plu.

Je te fais plein de bisous.
A.

    Charlène
    17 janvier 2013 à 14 h 52 min


    Coucou, ça fait plaisir de te voir ^^, sinon pour Albi malheureusement on l’a contourné. D’ailleurs en passant je me posais la question si tu y étais toujours. J’espère donner régulièrement des nouvelles pour tout le monde.
    Plein de baisers à toi aussi