Moscou, le métro, tourisme et petit imprévu

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 14 Fév 2013   PUBLIÉ PAR Charlène

Après quelques jours chez notre ami nous partons vers Moscou, nous aurons quelques soucis dans le train, et après nous visiterons Moscou avant de suivre notre route.

Départ de Paris

Jour 11 du périple, nous nous levons à 5h du matin pour prendre le train depuis Beauvais direction notre capitale : Paris. Dernier au revoir à notre logeur de la semaine, et nous voilà de nouveau sur la route. Arrivés à Paris Gare du Nord, nous devons changer pour aller Gare de l’Est. Pas de problème pour le changement, les deux gares sont à 5 min à pied l’une de l’autre. Et nous attendons, car nous sommes arrivés 1h30 à l’avance. Il faut dire que l’attente est un peu pénible, la gare n’est guère chauffée et ce n’est qu’à 5 minutes d’embarquer que le quai est annoncé et le train aura 15 min de retard.

Le train Paris – Moscou est assez grand, il y a un nombre assez fou de wagons et bien sûr on était dans l’avant dernier. À chaque sortie de wagon il y avait un contrôleur Russe de la compagnie du train pour placer les gens. Les compartiments ne sont pas mixtes, nous avons dû faire chambre à part, du moins à partir de Berlin. De plus contre notre croyance le train Paris – Moscou a de nombreux arrêts (19 au total). Donc Berlin Ouest plusieurs passagers montent dont un couple qui se séparent, dont l’homme va avec Fabien et la femme avec Charlène.

Petit imprévu

La nuit passe tout le monde dort paisiblement et sur les coups de 6h30 le contrôleur passe avec un papier d’immigration à remplir pour la Biélorussie. Puis à 7h00 un douanier frappe à la porte de Charlène qui dormait à moitié bien, au chaud dans ses draps avec peu d’habits sur elle, et là … souci. Nous sommes en Pologne à la frontière de la Biélorussie à Terespol et on nous demande des Visas qu’on n’a pas. Aux dernières nouvelles aucun visa n’était demandé pour les voyageurs en transit munis d’un visa Russe pour la Biélorussie. On s’habille vite, on essaye de s’expliquer tant bien que mal. Mais ils insistent et  indiquent une ambassade à 14 km de la Gare. Rien à faire, il nous faut faire nos bagages et quitter le train. Le contrôleur passe et nous annonce qu’on a 5 minutes pour plier bagages.

Nous voilà à 7h00 du matin en Pologne dans une gare inconnue, dans une ville inconnue et dans une langue illisible, incompréhensible et inconnue par -1° degré alors qu’une demi-heure avant nous étions au chaud sous la couette. La grosse poilade ! En gare nous changeons quelques euros en Zloty (Qui connait le Zloty !?). Nous prenons un bus après une sacré attente dans la neige. Nous arrivons au terminus du bus à Biata Podlaska. Pour comprendre notre situation sur le non-respect du stop, nous savions que dans 8H un autre train Paris – Moscou passerait, nous n’avions pas le temps d’attendre. S’en suivit une journée d’enfer.

A la station de bus on nous renvoie au taxi. Le taxi nous amène à l’ambassade, on reconnait bien, il y a eu une quinzaine de personnes qui fait la queue dehors ! On prend notre mal en patience, on repère les horaires d’ouvertures en anglais (la seule information reconnaissable) et on attend notre tour. 40 minutes plus tard on rentre et miracle il y a une personne qui parle anglais. Nous devons remplir un formulaire, donner une photo et payer à la banque ! Oui, payer à la banque notre visa avec un récépissé pour l’ambassade. La généreuse Biélorusse sent qu’on est pressé et nous évite l’attente jusqu’à 13H30 pour ravoir nos passeports. À 11h20 on a les visas. Faut retourner à la gare et attendre le train à 15H.

Rebelote, station de bus, 30 minutes de bus puis de nouveau Terespol. La barrière de la langue pour cette dernière étape nous aura posé vraiment problème. Tellement qu’à 15H on rate notre train parce qu’il manquait quelque chose. Allez savoir quoi, on ne sait pas et on ne le saura que bien plus tard. La guichetière est formelle tout est bon, le contrôleur est formel il manque un papier. À 18h30 un autre train, on ne veut pas le louper. On court on montre nos billets, la contrôleuse qui ne parle toujours pas anglais essaye tant bien que mal de nous expliquer. Puis on comprend il manque le billet de réservation. Eh oui on a un billet de train mais pas un billet de réservation. Il faut préciser que le train à Terespol est soumis aux contrôles des douaniers pour les Visas et qu’il reste longtemps en gare. Ni une ni deux on court au guichet pour avoir ce fameux sésame et reprendre notre route. On court encore, Fabien tombe son portefeuille on doit le ramasser, et on arrive à bout d’haleine dans le train, et enfin c’est bon ! On y croyait plus. Et nous voilà tous les deux dans un compartiment pour nous tout seul, pour tout le reste du trajet. Nous voici à la fin du périple Visa Biélorusse.

Moscou petit déjÀ 20H on a eu droit au célèbre changement des rails Européens aux rails Russes. 45 minutes plus tard nous repartons avec nos nouveaux bogies. Le lendemain à 9H (heure de Paris) nous nous levons, 9H15 petit déjeuner offert. Puis à 9h30 la contrôleuse passe et nous cause, nous rend nos billets et repart. 15 minutes plus tard elle repasse et nous fait comprendre qu’on doit faire les bagages et se préparer à descendre. On se demande s’il n’y a pas de changements de train, sur la fiche Moscou était à 12H50. On a 3H devant nous. Puis arrivés en gare grande horloge qui annonce bien 12H50 avec son Mokba écrit en gros. Nous avions oublié le décalage horaire, nous voilà 3H en avance sur notre temps.

Moscou

On change de l’argent en rouble russe, et on parvient assez facilement à trouver un guichet pour les trains. On montre notre carte de la Russie et la destination d’Irkustk, nous prenons deux billets, et là on est perdu. On ne sait pas du tout à quelle heure on a le train et où. On nous indique plusieurs fois le métro on comprend alors qu’à Moscou il y a plusieurs gare et que la nôtre et de l’autre côté de la ville. Au métro une guichetière nous indique notre destination et on embarque dans un, si ce n’est le plus beau métro que nous ayons vu. Au préalable on avait noté dans un coin de page l’orthographe de la station de métro où l’on doit s’arrêter, que nous avait montré la guichetière. Et étonnement le métro Moscovite est très facile à comprendre. Pas un seul détour de fait.

Sorti de métro, la gare est juste à côté. On s’approche d’un guichet ouvert pour plus de précision sur nos billets et là nous comprenons que le train démarre à 00H35, soit dans 9H. Que c’est la bonne gare et que la deuxième heure annoncé est l’heure d’arrivée à Irkustk mais à l’heure de Moscou car en Russie toutes les gares sont calées sur l’heure de la capitale et donc ne tiennent pas compte des décalages horaires. Vu le temps d’attente nous en profitons pour faire du tourisme : la Place Rouge, le Kremlin, la cathédrale de Basile-le-Bienheureux, métro, un parc, et quelques rues… Il fait exceptionnellement beau (4 à 6°C). Et à 20H nous sommes de retour à la gare pour attendre notre train. Tout en profitant d’internet pour tenir nos proches au courant et poster l’article.

Prochaine étape Irkustk, Visa Mongole et direction Oulan-Bator.

 Photo France

Photo Pologne

Photo Biélorussie

Photo Russie

A propos de l'auteur

Charlène
Auteur du site voyage à 2 et passionnée de lecture Charlène n'en est pas moins une voyageuse. Elle commença à voyager avec son grand frère dans des pays tel que le Venezuela, la Jordanie, l'Égypte et d'autres... Avant de donner le virus à son compagnon : Fabien. Maintenant, elle effectue un tour du monde avec celui-ci et profite du site pour partager ses conseils et astuces sur le voyage à 2. Suivez-moi sur mon profil Google+

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1 Commentaire

Damien
18 février 2013 à 13 h 18 min


Eh bien, quelle aventure! Ça démarre fort! Visiblement il n y a pas que en France que les paperasses administrative sont merdiques à souhait ^^.