Seconde tentative d’autostop en Chine : partie 1 de l’Empire du milieu

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 29 Oct 2013   PUBLIÉ PAR Charlène

Nous vous avions quitté à Séoul, maintenant nous entamons une autre partie de notre route avec la Chine. L’empire du milieu nous ouvre ses portes. Dans cet article nous parlons de notre arrivée ainsi que nos premiers déboires en autostop.

La traversée en bateau

Visas chinois en poche on décide de ne plus attendre on va en Chine ! Mais comment ? Notre idée depuis longtemps était de faire du bateau stop avec un particulier, nous allons à Incheon ville portuaire. Ce fut notre plus grosse erreur, c’est un immense port commercial, pas l’ombre d’un plaisancier. En quelques jours on n’a pas le temps de démarcher les entreprises pour se faire embarquer par des cargos, ni le temps de traverser la moitié du pays pour trouver un port de plaisance. La décision est prise avec regret mais nous n’avons pas le choix si nous ne voulons pas être en infraction de dépassement de séjour. Nous prendrons un ferry.

L’embarquement sur le ferry se passe de la même manière que pour un avion, contrôle des passeports, contrôle des billets et contrôle des bagages aux rayons X. Mais lors du passage sur le tapis roulant la sécurité remarque nos couteaux et veulent qu’on les laisse. Aïe ! On essaye tant bien que mal de leur expliquer que nous en avons besoin, qu’on mange avec ça, on leur explique notre voyage en montrant la carte du tour du monde. Finalement ils décident de les confier à l’équipage le temps de la traversée et nous expliquent que nous les récupérerons lors du débarquement. Dans le bateau on se retrouve séparé dans des dortoirs non mixtes. On passe la nuit sur le bateau on essaiera d’entamer la conversation mais la barrière de la langue les intimident et n’insistent pas longtemps.

Au matin la Chine ! À Shidao Bay, là où nous l’avions quitté la première fois (L’arrivée à Beijing en bus couchette : tourisme et auto-stop). Avant de débarquer on nous rend nos couteaux. Les douaniers seront très curieux devant nos passeports français, ils nous ont dit que c’était une première pour eux d’en voir un.

Quelques photos de Shidao Bay

ShidaoShidao

Début de l’autostop en Chine

Notre objectif est maintenant d’aller à Qingdao rejoindre un ami de Fabien qui étudie actuellement le chinois. Nous avons traduit quelques mots sur un petit carnet pour l’autostop tel que « no bus, no taxi, no train » ainsi que recopier le nom des villes à la suite pour rejoindre Qingdao. Après 1h30 de marche pour sortir de la ville on commence l’autostop en Chine. Rapidement une voiture s’arrête on montre notre carnet avec la ville d’à côté.

Quand nous montrons nos mots traduits le conducteur acquiesce, on se dit que c’est ok. Ah ah naïf que nous sommes ! C’est parti pour 10 minutes de voiture pour arriver à Shangzhuang zhen. Il nous amène en centre-ville et on sort mais il nous interpelle et nous dit qu’il veut des sous ! On est complétement dépité, on lui remontre le « no taxi » on insiste mais on est face à un discours de sourd ou volontairement sourd. Il nous demande 60 Yuan, soit 7,30 €, on négocie jusqu’à 50 Yuan, voilà qui nous rappelle notre première en Chine ! Mais cette fois on retient la leçon et on nous reprendra plus à devoir payer pour faire du stop ! Il part et doit bien se marrer d’avoir pigeonné deux touristes qui comprennent rien à langue.

Premier geste de générosité

Nous nous sommes un peu enfoncés dans les terres, loin des chemins empruntés par les bus à touristes donc autant dire que nous attirons l’attention. Pendant que nous préparons notre prochaine ville qu’on écrit, un homme nous observe et très curieux s’approche de nous et regarde ce qu’on fait et nous parle en chinois bien sûr. On essaye de lui faire comprendre qu’on ne comprend pas ce qu’il dit et que l’on ne parle pas la langue.

Il appelle quelqu’un, une jeune femme arrive et baragouine deux mots en anglais. On lui explique un peu ce qu’on fait et elle fait la traduction à l’autre homme. Amusé il nous invite dans son restaurant, on lui dit qu’on n’a pas trop faim et qu’on n’a pas d’argent -surtout après ce « taxi »-. Il insiste, on le suit et il nous offre le repas soit deux galettes et deux brioches fourré. On le remercie chaudement, la jeune femme est toujours avec nous et on discute un peu de notre voyage.

1h plus tard, nous ne pouvons rester indéfiniment, et la demoiselle veut bien nous indiquer un lieu où on peut trouver facilement des camions et des voitures qui vont en direction de Qingdao. Elle nous signale que trouver un camion serait plus facile la nuit mais nous tentons quand même le stop. Quelques voitures s’arrêtent et petit à petit une foule de badaud se constitue autour de nous. Seule la jeune femme parle un peu anglais et elle nous écrit un mot à montrer aux conducteurs pour expliquer que nous allons à Qingdao et que nous ne voulons pas de taxi, de train et ni de bus.

Les Chinois et l’espace vital : raison

Les chinois sont très curieux, c’est le cas de le dire, mais ils n’ont aussi aucune notion d’intimité. Par exemple Charlène tenait entre ses mains l’éventail offert par un coréen et lors de la rencontre devant le restaurant l’homme qui essayait de nous parler attrape l’éventail des mains sans demander et le regarde sous toutes les coutures ainsi que ce qui y a d’écrit. Il y a une dizaine de ce genre d’expérience que l’on peut relater. Cela peut peut-être s’expliquer par un exemple : les toilettes publiques. Lors de notre première fois dans le pays nous avions pris un bus couchette pour aller à Beijing, une fois le bus s’est arrêté et tout le monde en a profité pour aller aux toilettes et on peut dire que c’est pour le moins intimidant. Pour les hommes c’est une rigole de chaque côté du mur, chaque place est séparé par un petit muret de 1,20 m de haut et aucune porte. En image vous pouvez serrer la pince de l’autre personne en face qui fait la grosse commission.

Important en Chine

Ah aussi il est très important de noter que si vous voyagez en Chine il est recommandé de vous balader avec votre papier toilette car vous n’en verrez jamais dans tout le pays. Enfin en ce qui concerne tout ce qui est public. Et c’est les ¾ du temps des toilettes turcs.

Nous avons notre texte, le saint Graal, qui nous permet de nous faire comprendre. Mais finalement nous n’en aurons pas besoin. Un des curieux avec nous, s’en va et on nous dit d’attendre. Il revient quelques minutes plus tard en voiture et est accompagné. On nous fait signe d’embarquer et un autre passager grimpe avec nous, une femme. On dit au revoir à tout le monde et on remercie encore une fois la jeune demoiselle pour son aide. On a pas vraiment compris ce qui s’est passé, d’où sort cette voiture ? Qui est le conducteur ? Pourquoi une femme nous a rejoints dans la voiture ? Tout ça restera un mystère mais bon on avance visiblement dans la bonne direction alors ça va.

Les routes dans cette région sont assez larges et vide, bordées d’arbres et des cultures de maïs à perte de vue on est étonné quand le chauffeur s’arrête au milieu de rien et la femme descend, là dans les champs. Bon. Tout va bien on continue. On arrive à notre prochaine ville. On descend et le jeune homme qui était allé chercher la voiture paye le conducteur. Ah, c’était un taxi ça aussi ?! Bon et bien le véritable autostop ce n’est pas pour cette fois encore. Il nous fait signe d’attendre, va retirer des sous à un distributeur et nous fait monter dans un taxi et nous offre 200 Yuans et paye le taxi en lui donnant une direction.

Autant dire que là on est sur le cul, on le remercie chaleureusement. Et de nouveau sur la route, pour la prochaine ville, toujours pas en autostop par contre. Le chauffeur insiste pour nous trouver un hôtel et nous y conduit. On ne peut décemment pas lui dire non, il est clairement d’une sacrée gentillesse avec nous. Bon ben pour ce soir hôtel, payé avec le cadeau de notre ami d’une heure. Dans la chambre il y a un câble pour avoir internet et on en profite pour savoir où nous avons atterri : Wendeng, 60kms parcouru dans la journée.

Quelques photos de Wendeng

WendengFabien à WendengWendengGros bouddha au loin

Rien ne s’est passé comme nous l’avions prévu et finalement temps mieux. Nous avons appris une leçon, être bien clair avant de monter dans une voiture. Puis nous avons eu de belles démonstrations de générosité spontanée qui nous font réfléchir à ce qu’on connait en occident.

A propos de l'auteur

Charlène
Auteur du site voyage à 2 et passionnée de lecture Charlène n'en est pas moins une voyageuse. Elle commença à voyager avec son grand frère dans des pays tel que le Venezuela, la Jordanie, l'Égypte et d'autres... Avant de donner le virus à son compagnon : Fabien. Maintenant, elle effectue un tour du monde avec celui-ci et profite du site pour partager ses conseils et astuces sur le voyage à 2. Suivez-moi sur mon profil Google+

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1 Commentaire

Daniel BELUSCA
25 novembre 2013 à 11 h 46 min


Bravo….et si vous faites un livre un jour ?! vous pensez à moi ?!! Bon anniversaire Charlène (un peu en avance peu-être !!!? tant pis…) Bisous….
Tonton