Notre vie au Japon, rencontres et anecdotes : partie 1

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 02 Avr 2013   PUBLIÉ PAR Charlène

Voici le résumé de notre vie au japon, enfin juste la première partie, qui comme vous le constaterez sera déjà un gros morceau.

L’arrivée au Japon

Pour notre traversée vers le Japon, nous avons eu un ferry, un hôtel flottant proposant diverses activités. Déjà les bains sont communs à toutes les classes, au lieu d’être dans les toilettes comme sur celui qui menait en Corée du Sud. Aussi bien sur on sent l’influence du Japon, nous avons tous un futon, plus aucun matelas, nous dormons tous au sol mais ça reste confortable. Au rez-de-chaussée, le ferry propose une salle d’arcades, des salles de karaoké, salon de repos et autres salons… Nous  ne veillerons pas tard vu que le ferry arrive tôt au Japon.

Salle d'arcade dans le FerryLe matin suivant nous voilà sur le pays Nippon. L’immigration se passera bien, on ne passera même pas les sacs sur tapis roulant au rayon X. Fabien aura juste attiré l’attention des douaniers, fouilleront son sac et seront curieux de ses cartes et le plan détaillant le parcours. Les Japonais sont pour le moins très curieux.

Notre vie au japon

Grâce au plan fourni par les services de tourismes et d’informations nous nous dirigeons vers le parc de Fukuoka, la ville de notre arrivée. Un parc assez connu, où sont situées les ruines d’un château, dont nous ne verrons qu’un mur. Et nous voilà dans un parc débordant de cerisiers en fleurs. Le parc est stupéfiant, et l’attente et les déboires pour arriver au Japon s’effacent devant la beauté du lieu. A notre grande surprise les fleurs ne sentent pas grand-chose, même le nez dans un arbre nous ne trouverons pas d’odeur particulière. Nous profiterons du calme dans le parc et de cette ambiance pour manger sous les cerisiers (Sakura) et après un moment de repos nous irons flâner dans les rues. Nous assisterons à un entrainement de baseball scolaire, le sport favori des Japonais.

Parc

Allée du parc Fukuoka

En centre-ville nous ferons la découverte de nombreuses salles d’arcades, on regardera quelques joueurs, dont certains hardcore gamers, comme on dit. On sent qu’ils maîtrisent leurs sujets. On découvrira aussi bon nombres de jeux d’arcades inconnu de nous mais immensément génial, bien sûr nous ne jouerons pas pour ne pas faire exploser notre budget.

Salle d'arcade FukuokaArcade au Japon

Le soir arrivant nous décidons d’aller dormir à la belle étoile, le temps est nettement plus clément que la Corée du Sud et le prix d’un simple lit en auberge dépasse à lui tout seul notre budget quotidien pour 2.  Après avoir trouvé un coin discret dans le parc nous nous endormons.

Malheureusement à 5h du matin nous sommes réveillés par la pluie, voilà notre première pluie depuis le départ ! Le sac de couchage humide nous nous levons pour nous mettre à l’abri et faire sécher nos affaires. Dans la matinée on trouvera un café avec du wifi, pour s’occuper du site, de l’article de la Corée, des photos, etc… Après manger on ira de nouveau aux salles d’arcades regarder quelques parties de jeu, et resté impressionné par le niveau de certains.

De la pluie au JaponPuis on décide de s’essayer aux coutumes japonaises : l’onsen. Les onsens ressemblent un peu aux jimjilbangs de la Corée du Sud, sauf qu’il n’y a aucune salle commune, les sexes sont donc toujours séparés et c’est bien plus petit. Même, certains japonais n’ayant pas de salle de bain chez eux viennent dans les onsens pour prendre leur douche et en profite pour se détendre un peu. Le principe étant d’avant d’aller dans les bains de prendre une douche, bien sûr pour une question d’hygiène, et après d’aller profiter des nombreux bains chauds, en intérieur ou extérieur. Certains onsens possèdent sauna et hammam. Au passage, lorsque nous cherchions l’onsen dans la ville Charlène fera ses premières conversations en Japonais et se fera comprendre, petit succès ! Lors de son bain Charlène se fera accoster par deux japonaises, une mère et sa fille venu lui demander, si elle aimait le Japon, ce qu’elle y aimait. Les Japonais sont très fiers de leurs pays et nous poseront souvent la question si on aime leur pays. En sortant du bain la jeune japonaise voudra prendre une photo avec nous. Ils aiment aussi beaucoup prendre des photos, les partager, les commenter…

Rencontre dans un OnsenL’onsen à Fukuoka proposait aussi un salon de massage, restaurant, salle de repos sur tatami et chaises massant. On choisit de manger sur place, Fabien prendra un nabe plat d’hiver servi avec un réchaud pour faire bouillir tout ce qui est dans la cassolette, et Charlène un curry (riz avec de la viande et sauce curry). Le bain fermant à 3h du matin nous y resterons jusqu’à la fermeture à dormir sur les tatamis. Puis nous y irons nous trouver un coin à l’abri, de la pluie cette fois, pour dormir.

Nabe et curryLe lendemain nous décidons de quitter Fukuoka et de commencer notre périple en stop direction Hiroshima. Mais il se révèle qu’au bout de plusieurs heures de marches et quelques bons kilomètres, nous ne pouvons pas faire de stop, nous sommes toujours en ville. Aucun lieu pour lever notre pouce, au bord des routes il n’y a pas de place pour se garer. La ville est étendue, nous n’avons pas aperçu une seule fois la campagne japonaise. Fourbu et fatigué nous nous poserons à la tombée de la nuit, à la fin d’un hameau avec un peu de campagne (enfin !). Nous dormirons au flanc de la montagne juste à côté.

Autre fait pour le moins intriguant si vous avez des yens avec vous, vous ne pourrez pas mourir de soif au Japon. On trouve des distributeurs un peu partout, même dans des endroits incongrus : dans un virage d’une montée, avec aucun endroit où se garer et seul au milieu de nulle part.

Après notre troisième nuit à la belle étoile on tente notre chance avec le stop. Et là heureux hasard ou non la deuxième voiture s’arrête et nous embarque pour Iisuka, un gentil couple dans la cinquantaine. A Iisuka nous nous retrouvons encore une fois avec le problème d’impossibilité pour se garer. Nous profiterons d’une entrée de parking après un feu pour lever notre pouce.

20 minutes plus tard spontanément un jeune homme garer sur le parking vient nous voir et demande où on va. Prenant la même direction mais s’arrêtant avant nous, il nous déposera juste avant Nogata. Nous resterons un moment à Nogata car nous sommes à l’embranchement de axes principaux, les voitures roulent vite et aucun endroit où s’arrêter. Bien qu’on est eu de l’aide de japonais s’arrêtant juste pour savoir s’ils pouvaient nous aider. Puis finalement juste avant l’entrée de la voie express, une mère de famille et son enfant nous amènera au Nord de l’île à Kitakyūshū juste avant le pont et le tunnel menant à Shimonoseki, sur l’île principale du Japon. Ce qui pour notre conductrice représente un sacré détour, nous sommes étonnés de voir à quel point les japonais sont serviables et on envi d’aider. Voyant l’heure et la nuit tombant on décide de se trouver un coin pour dormir. Finalement une nouvelle fois dans les bois au flanc de la montagne nous trouverons notre bonheur. C’est également dans cette ville que nous verrons nos premières maisons à l’architecture typiquement japonaise.

Maison traditionnelleLe lendemain nous partons à l’assaut du tunnel qui sépare les deux îles, malheureusement il n’est pas piéton. Trouvant un lieu on commence le stop et une petite famille s’arrête pour nous faire traverser le tunnel et nous amener à une station de l’autre côté à Shimonoseki. On leur dira au revoir et nous marcherons vers la sortie de la ville. Au passage, une petite visite d’un temple japonais.

ToriiTemple au Japon

Un peu plus loin un couple nous amènera et voulant bien faire nous déposera à une gare de train, mais le souci c’est que maintenant on ne sait ni où on est ni la direction qu’il faut prendre. On trouve une route qui indique plusieurs villes sauf celles qui nous faut, on tente le coup, on verra bien ce que nous réserve ce chemin. C’est aussi ça notre voyage, on prend une direction sans savoir pourquoi et encore moins où on va finir mais le plus souvent on ne regrette pas. Sur cette route, on commence à faire du stop, une femme avec sa mère viendra nous demander où on souhaite aller, elle parle anglais et on comprendra que nous n’étions pas du tout sur la bonne route pour aller vers notre objectif de la semaine, Iwakuni, elles nous embarquent pour nous remettre sur le bon chemin. Finalement après avoir roulé un bon moment elle s’arrête sur une station-service, nous demande d’attendre dans la voiture et ira courir sur toute l’aire pour demander aux chauffeurs de camion si ils pouvaient nous prendre. Quelques minutes plus tard elle revient bredouille remonte en voiture démarre et reprend la route. Finalement elle nous dit de ne pas s’inquiéter qu’elle va nous amener à Iwakuni à 2h de route de là qu’elle et sa mère souhaitent voir des choses intéressantes  dans cette ville visiblement très connue au Japon. Nous voilà donc partis avec cette femme et sa mère à traverser le Sud du Japon, alors qu’on demandait simplement à être sur le bon chemin. En plus sur la route sa mère voudra absolument nous offrir à boire, tout en suggérant que refuser serait impoli. Entre la Corée et le Japon, nous sommes enchantés devant cette envie d’aider et de partager. Nous sommes bien loin de l’individualisme prôné dans nos contrés d’origines. On descendra à la gare dépendante d’Iwakuni mais à 5-6 km du centre. On ira au centre-ville par nos propres moyens en prenant une autre voiture.

A Iwakuni nous en profiterons pour manger de bons ramens (nouilles japonaises) et iront passer la nuit, là où l’on pouvait, cette fois ci sur le toit d’un immeuble.

Rencontre inattendue

Le lendemain en retournant à un square où il y avait du wifi on fit la connaissance de Daigo, Risa, Takashi, Toshi, Hiyori et plein d’autres. Ils ont pour habitudes lors de la période de fleuraison des cerisiers de se retrouver autour d’un barbecue et de passer l’après-midi entre amis. En fait tous les Japonais ont cette habitude, la période de fleuraison est très courte, une à deux semaines selon eux, ils en profitent donc autant qu’ils peuvent et se retrouvent autour d’un bon repas bien arrosé aussi souvent que possible temps qu’il y a des fleurs. Du coup ils nous inviteront à participer à leur barbecue et à partager cette après-midi avec eux. Etant donné que les japonais ont tendance à être curieux nous serons bien sur régulièrement le centre de la conversation, nous expliquerons notre périple, nous montrerons, nos cartes, ce qui nous vaudra bon nombre de « Sugoooi ! ». Ils nous ferons gouter leur manière de cuisiner le bœuf au barbecue, ils le coupent très fin, un peu comme la viande pour Kébab et trempent ces lamelles dans une sauce un peu poivré, le tout directement sur la grille, un régal ! Nous gouterons aussi leur bière, une espèce de cocktail gazeux légèrement alcoolisé à la couleur rose, très bon aussi et pour finir nous ne pouvons échapper à un verre de saké ! Un grand moment, qui n’a strictement rien à voir avec ce qu’on peut avoir en France dans nos restaurants asiatiques. Ici, ça n’agresse pas le palais, c’est doux, sans être sucré et plein d’arôme fruité. Nous apprendrons au fil de la conversation qu’une partie de la bande qui nous entoure et musicienne et joue essentiellement du Jazz. Et voilà qu’on se retrouve invité à les suivre ce soir à leur concert dans un bar musical ! Le batteur du groupe, Takashi, profite même de l’occasion pour nous inviter à passer la nuit chez lui.

Petit retour sur les cartes, elles sont pour nous un formidable outil de communication tout le monde comprends tout de suite ce que nous faisons, c’est absolument indispensable de toujours avoir une carte format A4 qu’on dégaine très facilement et pas un papier immense qu’on passe 20min à replier.

Rencontre à un barbecueAprès ce bon et gros barbecue on se sépare pour se retrouver à 19h et partir pour le bar musical le « Studio Time », un bar intimiste où tout le monde à l’intérieur se connait et joue de la musique. Tous passeront sur la petite scène tour à tour au moment choisi pour faire son show. Risa nous étonnera par sa magnifique voix sur « Killing me softly » des « Fugges », un guitariste jouera Jimi Hendrix comme rarement nous l’avons entendu, on dansera sur les chorégraphies typiquement japonaises et ridicules et on aura un final ou il y aura plus de monde sur scène à jouer ou chanter que de public. Nous ne sommes effectivement qu’une petite vingtaine mais dans une ambiance de Stade de France ! Et tout au long de la soirée Takashi répètera sans cesse à Fabien une phrase que beaucoup rêve d’entendre : S’il te plait bois, c’est gratuit pour toi ce soir !! Et comme il est mal vu de refuser au Japon… Après cette soirée haute en couleur nous irons dormir chez Takashi.

Bar Studio Time au Japon

Sa maison reste grande pour une maison japonaise, bien que Fabien se sente à l’étroit dans les couloirs. Sa chambre reste impressionnante outre le fameux kotatsu (table basse avec un chauffage dessous et une couette sous le plateau de la table qui va jusqu’au sol pour s’abriter et se réchauffer), un écran plat et un lit chauffant, c’est sa décoration qui nous scotche. Des armes à feux de partout, un véritable arsenal ! Il rigolera beaucoup de notre réaction. Nous passerons une nuit d’oubli totale dans ce lit chauffant après tous ses sols durs depuis quelques jours.

Chambre de Takashi

Fabien sous un kotatsu style de vie japonaisLe lendemain Takashi se transforme en guide et nous montrera ce qu’il y à visiter à Iwakuni. Le Kinkayto bridge est un pont traditionnel célèbre au Japon et magnifique entouré de ses cerisiers. Nous prendrons le ferry pour monter en haut de la montagne et visiter un petit château construit par un seigneur en 1603 pour gouverner Iwakuni de là-haut. Ce petit château abrite à l’intérieur un musée de reliques de l’époque, katana en tout genre, armure, outils pour fabriquer un katana…

Pont à Iwakuni

Pont kintai iwakuni

ChâteauPuis après avoir visité le parc, nous irons manger dans un des fameux restaurants sushi japonais à tapis roulant. Où le prix est facturé à l’assiette en fonction de la couleur. Takashi nous fera goûter un peu de tout, et on se rend compte que les sushi en France ne leur rendent pas hommage. Iwakuni est bien situé puisque c’est un port, donc le poisson est vraiment frais, fondant et délicieux.

Sushi bar au JaponAprès ce festin Takashi voudra absolument nous amener à la base américaine et devant voudra nous prendre en photo, bien sur quelques secondes plus tard un militaire américain vient nous voir en courant, nous dire que les photos sont interdites, nous nous en sortirons plutôt bien, puisqu’il ne demandera pas à voir nos photos ni à les effacer. Ce fut un bon moment, très drôle pour Takashi.

On dira au revoir à Takashi après ces moments inoubliables ensemble, il nous amènera à la gare et nous laissera, non sans nous laisser sa carte, et nous dire de l’appeler qu’importe où qu’on soit au Japon si nous avons un souci.

Pour l’instant voilà tout ce qui nous est arrivé. Restant un moment au Japon nous préférons écrire les articles au fur et à mesure et les sortir petit à petit. Pour l’instant le Japon nous enchante. Charlène est folle des Onsen et essaie d’influencer Fabien pour le futur. Prochainement nous irons à Tsuzu rejoindre un américain rencontré par le biais du couchsurfing. A de prochaines anecdotes tout aussi enrichissantes, nous l’espérons,  sur le Pays du Soleil Levant.

A propos de l'auteur

Charlène
Auteur du site voyage à 2 et passionnée de lecture Charlène n'en est pas moins une voyageuse. Elle commença à voyager avec son grand frère dans des pays tel que le Venezuela, la Jordanie, l'Égypte et d'autres... Avant de donner le virus à son compagnon : Fabien. Maintenant, elle effectue un tour du monde avec celui-ci et profite du site pour partager ses conseils et astuces sur le voyage à 2. Suivez-moi sur mon profil Google+

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8 Commentaires

Papa
2 avril 2013 à 17 h 34 min


Si Fabien ce met à aimer les sushis on aura tout vu. Il ne te reste plus qu’à lui faire découvrir le bœuf de Kobe, la il va s’éclater. Gros bisous à tous les deux. Maman et papa

William
3 avril 2013 à 19 h 41 min


J’adore ce périple Japonais….
Veinards!!!
Des bisous

Alexis
4 avril 2013 à 0 h 39 min


Salut à vous deux, franchement le Japon a vraiment l’air super bien.

Ensuite pour les articles vous avez raison de les faire petit à petit car je n’imagine pas la taille de l’article au bout de 3 mois (déjà que j’y est passé 20 minutes et que j’avais pleins de commentaires en cours de lecture principalement concernant la nourriture et la boisson).

Et enfin mention spécial pour les japonais « S’il te plait bois, c’est gratuit pour toi ce soir !! »

Bonne continuation dans l’attente du prochain article.

    Fabien
    4 avril 2013 à 5 h 29 min


    Effectivement le Japon mérite qu’on y reste longtemps pour approfondir les choses c’est dommage que tu ne vienne pas.
    Dès que j’entendais cette phrase j’avais une pensé pour toi ! Et du coup je pensais souvent à toi…

    A+

    Damien
    6 avril 2013 à 11 h 38 min


    Des commentaires sur la nourriture? Moué sur la boisson surtout ^^

Cathy
14 avril 2013 à 11 h 59 min


Alors ce festival c’était bien?

gros bisous
maman

Cathy
22 avril 2013 à 14 h 56 min


Coucou,

Super les dernières photos.
Pourquoi les Japonais font ils le signe « V » sur chaque photo?
Bonne continuation

Gros bisous
Maman

    Charlène
    24 avril 2013 à 8 h 38 min


    On peut penser que c’est un tic. Ils le font tous. C’est certainement plus « kawaï » mignon.