Notre vie en Corée partie 1 : le retour et garde à vue

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 20 Août 2013   PUBLIÉ PAR Charlène

Dans cet article vous retrouverez notre vie en Corée : après 3 mois au Japon, nous retournons dans ce pays qui la première fois nous avait donné un petit aperçu de ce qui nous attendait. La Corée nous promet de belles aventures humaines et de rencontres.

La vie en Corée du Sud pour la deuxième fois

Arrivé presque à la fin de notre visa japonais nous décidons de mettre les voiles pour la Corée du Sud. Donc de nouveau au port d’Hakata pour prendre le ferry. On a de la chance y en a un qui part dans 30min. On atteint la Corée en 4h, le temps de croiser quelques bateaux militaires.

Arrivés, on récupère une carte de la ville au port en quête d’un spa car voilà maintenant quelques jours que nous n’avons pas pris de douche et ça se fait quelque peu sentir. En chemin on trouve des Starbucks mais la différence avec le Japon c’est qu’il n’y a pas de wifi gratuit, donc il va nous falloir une autre astuce pour mettre à jour le blog. On retrouve aussi des konbinis tel que 7eleven et mini stop mais aussi un nouveau le GS25. Notre premier repas en Corée sera dans un de ceux-là. Pour ne pas changer on mange des nouilles en cup. Toujours le moins cher et de loin comme nous en avons parlé dans notre article sur manger au japon pour moins de 5$ par jour.

Après avoir déambulé pour demander notre route pour le spa qu’on retrouve fermé, on se cherche un coin pour dormir et de préférence à l’abri car il pleut. Notre bonheur se trouve en haut d’un immeuble qui sert à entreposer des meubles. Le lendemain nous allons au spa, on y retrouve nos habitudes du Japon mais il y a quand mêmes quelques différences.

Le système est le même, on doit se laver avant d’aller dans les bains mais le comportement est plus libéré, ici, en Corée. Là où au Japon chacun se lave de son côté, ici on retrouve plus de personnes qui se lavent le dos entre eux. Les Coréens sont plus tactiles et un peu plus sans gêne, au Japon les hommes se cachent le plus souvent le sexe avec leur serviette, alors qu’en Corée ils s’en fiche totalement. L’ambiance est plus conviviale, on se retrouve là entre amis, on s’assoie, on discute, un peu comme un bistro chez nous. Étant en weekend beaucoup sont là en famille, les pères et fils d’un côté et mères et filles de l’autre.

Après une bonne douche et quelques bains, il est midi on en profite pour trouver un petit restaurant et renouer avec la nourriture Coréenne. La nourriture Coréenne a ses standards, la plupart du temps quand on commande un plat on vous apportera pleins de petits récipients avec différents mets qu’on appelle Banchan. On y retrouve l’éternel kimchi : chou chinois fermenté épicé, le plat représentatif du pays, un peu comme nous avec le camembert. Ces petits plats sont servis en même temps que le plat principal et il est possible d’en redemander à volonté, parfait pour l’ogre qui m’accompagne, qui répète à longueur de temps qu’il a faim ! Les restaurants sont la plupart du temps les mêmes que nous avons décrit dans notre premier article sur la Corée (La traversée de la Corée du Sud en auto-stop).

Les plats BanchanLe barbecue coréen

La police Coréenne

On passera le reste de la journée à déambuler dans la ville, un coréen viendra discuter avec nous sur les lieux touristiques de Busan, notamment ses plages au sud. Il nous offrira même un café. Le soir encore on cherche un coin à l’abri pour passer la nuit loin des nuages menaçants. Après divers immeubles on trouve un toit à notre goût. Mais en jouant les acrobates d’un toit à l’autre Fabien tape dans la rambarde et un chien aboie. Lors de sa traversée Charlène voit une ombre et se cache au sol en attendant que le chien arrête d’aboyer. Mais manque de chance le toit s’éclaire et dix minutes plus tard on viendra la débusquer avec des lampes torches. Ceux sont des policiers que les propriétaires ont appelés croyant qu’on les cambriolait ou qu’on allait les violenter.

Donc Charlène se fait embarquer et Fabien se dévoile pour ne pas la laisser seule. Les policiers ne parlent pas trop Anglais, ils demandent nos passeports et nous évacue jusqu’au poste de police. Où on y restera jusqu’à 2h du matin. On nous lira nos droits, ou plutôt on nous traduira du coréen en anglais par smartphone sur application de traduction. On essaiera d’expliquer pourquoi on était sur ce toit, on montrera notre carte du tour du monde, mais la communication n’est pas aisée. On alternera entre dormir sur le canapé de l’accueil et essayer de nous expliquer. Finalement à 2h ils nous demandent de les suivre jusqu’à la voiture et nous amèneront à un commissariat plus grand.

Et la rebelote :
Pourquoi étiez-vous-là ?
Comment êtes-vous monté ?
Et pourquoi ?
….

Il faut admettre que répondre qu’on voulait y dormir ne semble pas très sérieux. Avec Fabien on se séparera, on m’emmènera dans une autre pièce où il y a un petit lit de camp et Fabien restera sur le canapé avec le policier de garde qui jouera au Démineur toute la nuit (pour les connaisseurs, il a quand même fini 3 mode expert consécutivement). Il effectuera dans la nuit un semblant d’interrogatoire par Google traduction interposé. Situation assez particulière quand même de se retrouver à subir un interrogatoire en Corée du Sud par le biais de Google Traduction à 4h du matin, face à des gens persuadé que nous sommes des voleurs ou pire.

À 8h on vient me réveiller, pour nous prendre empreintes digitales à l’encre. Et histoire pour ne pas nous rassurer un jeune policier nous fera comprendre que selon lui nous allons être expulsés du pays, retour en France par avion à nos frais ! Rendez-vous à la case départ. Autant dire que Fabien n’était pas rassurer mais au final ce fut faux.

On nous fera patienter le temps qu’ils contactent l’ambassade de France pour avoir un interprète, pendant ce temps un policier ira nous chercher un petit déjeuner : des gâteaux et une brique de lait. À 9h on nous promet une interprète et toujours rien à l’horizon. Enfin à 10h une femme vient nous voir et nous salue en Français, nous demandera aussi si on a été bien traité, pour cela pas de soucis, on pourrait même dire qu’on a été mieux traité que si on avait dormi à l’extérieur.

Puis on passe à l’interrogatoire. On apprend alors que notre traductrice n’est pas dépêchée par l’ambassade mais bien un appel désespéré de la police à l’université de la ville pour dénicher un professeur de français, l’ambassade n’ayant toujours pas répondu au téléphone un lundi matin à 10h.
Merci donc à l’ambassade, on peut compter sur eux en cas de besoin ! Par contre on peut réellement remercier les policiers qui se sont décarcassés pour trouver une interprète.

Grace à elle on fait notre déposition, et on signe nos déclarations. Selon les pronostics des policiers notre affaire n’aura pas de poursuite. Mais nous sommes maintenant fichés dans le pays et aucune autre incartade ne sera tolérée. Nous pouvons nous estimer heureux de ne pas être expulsé du pays. Et finalement après 14h de garde à vue nous sommes relâchés. Nous profitons d’avoir une interprète sous la main pour demander où-est-ce que nous sommes autorisé à dormir en Corée. Bin en fait partout sauf dans les lieux privés sans autorisations. Nous demandons donc de nous écrire un petit mot en coréen nous présentant et demandant au coréen si nous pouvons dormir sur leur toit, un garage, un coin à l’abri ou un bout de canapé.

Finalement nous avons mieux dormi que si nous étions resté sur notre toit, et en prime nous avons eu un petit-déjeuner copieux. On dit au revoir à tout le monde, dans la bonne humeur. Un policier dira même en souriant : Finalement ils sont sympas !
Cette nuit on s’en souviendra longtemps croyez-nous !

Le poste de police

A propos de l'auteur

Charlène
Auteur du site voyage à 2 et passionnée de lecture Charlène n'en est pas moins une voyageuse. Elle commença à voyager avec son grand frère dans des pays tel que le Venezuela, la Jordanie, l'Égypte et d'autres... Avant de donner le virus à son compagnon : Fabien. Maintenant, elle effectue un tour du monde avec celui-ci et profite du site pour partager ses conseils et astuces sur le voyage à 2. Suivez-moi sur mon profil Google+

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